samedi 27 août 2016

Une Question de Paysage


Dans un pays où se prétendre démocrate consiste à penser que tous ceux dont l’avis diverge du vôtre sont des beaufs ou des salauds, il ne faut pas s’étonner que les âmes bien pensantes aient par exemple été scandalisées que les suisses consultés par référendum, n’aient pas désiré de minarets dans leurs paysages. Où quand la pseudo démocratie dénie à la vraie, ses propres choix, sur son propre territoire. Il n’est pas très étonnant que le français de base, paré de son humanisme larvé en alibi de son idéologie trouillarde, pense que l’autre est un imbécile ou un facho dès qu’il ne pense pas comme lui. Vous avez dans votre entourage quelqu’un comme ça, j’en suis sûr. Un truc qui a traversé les siècles depuis les salons de la cour des rois de France où les beaux esprits cyniques éclaboussaient de leur morgue le reste du monde, à ses yeux naïf.
Pas plus que le suisse, le corse ou le breton n’a envie que son paysage natal ''s’arabise''. D’abord parce qu’il veut le confort visuel et psychologique de la familiarité de ses paysages et parce qu’il pense que lui, s’il devait s’équiper de telle ou telle façon pour ne pas offusquer un pays qui l’accueillerait, il s’y plierait naturellement, sans juger, compréhensif, car son vœu serait de s’adapter pour communiquer avec autrui. Exemple les hôtesses de l'air ou les journalistes qui travaillent dans ces pays. Simple logique de courtoisie, on ne s’impose pas chez les autres contre leur gré. Quoique... et aussi peut-être parce qu'on ne veut pas croupir des années en prison pour n'avoir pas voulu mettre un foulard ?
Il n’aurait pas cette fierté inébranlable tout arrogant qu’il peut être par ailleurs, à s’affirmer en créant du désordre. Il a envie de vivre dans son pays moderne selon des us et coutumes éloignés de la charia. Ce pays, la France, est fondamentalement haram, veut vivre loin des consignes hallal, un pays de libertés que le musulman de base regarde avec cette fascination-répulsion déstabilisante. Essaye un peu d'appeler ''Flamby'' le roi du maroc pour voir...
Les femmes chez nous, veulent montrer leurs atouts, venir au café, danser, chanter et nous, leurs hommes, ça nous fait plaisir de les voir épanouies et heureuses. Mais comme franchouillard rime avec trouillard, ''on'' a feint de croire pendant trop longtemps que l’exemple de la tolérance ferait des émules. Mais chez ces gens-là, monsieur, on ne tolère pas, on méprise le mécréant, le laïque et l’athée. Mais quelle est cette religion qui ne supporte pas la différence de l’autre ? Quel est ce peuple qui s’évertue à nous qualifier si fort de raciste que rester muet à tant d’ineptie suffirait presque à en admettre, tacite, l’aveu ?
Depuis la polémique de cette alliance contre nature de la Burka et du Bikini qui a créé un vêtement de bain qui n’est en rien une prescription religieuse contrairement à l’explication donnée par celles qui le vêtent, le site qui les vend a indiqué que ses commandes ont explosé – alors que c’est la fin de l’été – ventes soudain multipliées par six marquant la volonté d’emmerder ses hôtes pour savoir jusqu’où aller trop loin, au lieu de calmer le jeu. Chacun jugera.
Si on n’est pas aussi fier de notre pays que des suisses dont chaque jardin arbore un drapeau national – ce qu’on trouve volontiers ridicule – si, on trouve idiot, l’américain qui pense que Dieu est de même nationalité que lui, on aimerait tout de même, à regarder le paysage, ne pas se sentir ailleurs que chez nous. Eux ne l’ont pas voulu plus que nous qui s’en sont libérés et la société d’aujourd’hui n’est pas responsable des agissements de colons aujourd’hui morts.  Il ne faut pas avoir honte de ne pas désirer des mosquées à minarets à tous les coins de rue – bientôt le muezzin en prière à l’aube, aussi ? -  ni que le paysage s’arabise de Burkinis, ni de vouloir arrêter l’immigration de gens conflictuels qui à l’évidence choisissent de ne pas s’intégrer mais s’arrogent le droit d’infléchir un pays entier à leur image, insultant et menaçant de mort les fonctionnaires qui leur servent les aides sociales que notre pays leur donne, trouille au ventre, pour acheter la paix sociale. Et bien sûr, accusant de racisme au passage ceux qui simplement, le remarquent et le regrettent.
Nous n’avons pas envie que le paysage change, nous aimons notre pays tel qu’il est, oh, pas de façon ostentatoire et souvent en le critiquant, mais nous le voulons tels que nous l’avons fait, dans ses excès, peu importe, à notre image si imparfaite mais si représentative de ce que nous sommes.
Je ne souhaite pas voir les plages couvertes de femmes engoncées dans des Burkinis, mais puisque la justice vient de dire le droit en cours, ce droit qui a un jour par l’entremise de la directrice de l’école publique, obligé ma fille à enlever une croix de 5mm de longueur enfouie sous son pull-over il est vrai bien plus dérangeante et visible qu’un Burkini dans l’espace public…, je m’en accommoderais mais à condition qu’au milieu d’elles, ma compagne puisse se baigner en monokini et moi le cul à l’air si ça me chante, sans prendre des coups de machette ou de harpon dans la tête.   

jeudi 18 août 2016

Comment attraper un cancer par le Professeur Joyeux

   


Une heure d'écoute qui peut vous sauver la vie. (de rien...)

lundi 1 août 2016

Devinette

Mais qu'est-ce ? Qui sera le premier à trouver ? Le gagnant remporte une année d'adhésion au PC.



jeudi 28 juillet 2016

Arrête de m’appeler «frère»!


Lettre ouverte à un soldat d’Allah: 

Prépare ta valise. Achète un billet. Change de pays. Cesse d’être schizophrène. Tu ne le regretteras pas. Ici, tu n’es pas en paix avec ton âme. Tu te racles tout le temps la gorge. L’Occident n’est pas fait pour toi. Ses valeurs t’agressent. Tu ne supportes pas la mixité. Ici, les filles sont libres. Elles ne cachent pas leurs cheveux. Elles portent des jupes. Elles se maquillent dans le métro. Elles courent dans les parcs. Elles boivent du whisky. Ici, on ne coupe pas la main au voleur. On ne lapide pas les femmes adultères. La polygamie est interdite. C’est la justice qui le dit. C’est la démocratie qui le fait. Ce sont les citoyens qui votent les lois. L’État est un navire que pilote le peuple. Ce n’est pas Allah qui en tient le gouvernail.
karim akoucheTu pries beaucoup. Tu tapes trop ta tête contre le tapis. C’est quoi cette tache noire que tu as sur le front ? Tu pousses la piété jusqu’au fanatisme. Des poils ont mangé ton menton. Tu fréquentes souvent la mosquée. Tu lis des livres dangereux. Tu regardes des vidéos suspectes. Il y a trop de violence dans ton regard. Il y a trop d’aigreur dans tes mots. Ton cœur est un caillou. Tu ne sens plus les choses. On t’a lessivé le cerveau. Ton visage est froid. Tes mâchoires sont acérées. Tes bras sont prêts à frapper. Calme-toi. La violence ne résout pas les problèmes.
Je sais d’où tu viens. Tu habites trop dans le passé. Sors et affronte le présent. Accroche-toi à l’avenir. On ne vit qu’une fois. Pourquoi offrir sa jeunesse à la perdition? Pourquoi cracher sur le visage de la beauté?
Je sais qui tu es. Tu es l’homme du ressentiment. La vérité est amère. Elle fait souvent gerber les imbéciles. Mais aujourd’hui j’ai envie de te la dire. Quitte à faire saigner tes yeux.
Ouvre grand tes tympans. J’ai des choses à te raconter. Tu n’as rien inventé. Tu n’as rien édifié. Tu n’as rien apporté à la civilisation du monde. On t’a tout donné : lumière, papier, pantalon, avion, auto, ordinateur… C’est pour ça que tu es vexé. La rancœur te ronge les tripes.
Gonfle tes poumons. Respire. La civilisation est une œuvre collective. Il n’y a pas de surhomme ni de sous-homme. Tous égaux devant les mystères de la vie. Tous misérables devant les catastrophes. On ne peut pas habiter la haine longtemps. Elle enfante des cadavres et du sang.
Questionne les morts. Fouille dans les ruines. Décortique les manuscrits. Tu es en retard de plusieurs révolutions. Tu ne cesses d’évoquer l’âge d’or de l’islam. Tu parles du chiffre zéro que tes ancêtres auraient inventé. Tu parles des philosophes grecs qu’ils auraient traduits. Tu parles de l’astronomie et des maths qu’ils auraient révolutionnées. Tant de mythes fondés sur l’approximation. Arrête de berner le monde. Les mille et une nuits est une œuvre persane. L’histoire ne se lit pas avec les bons sentiments. Rends à Mani ce qui appartient à Mani et à Mohammed ce qui découle de Mohammed. Cesse de te glorifier. Cesse de te victimiser. Cesse de réclamer la repentance. Ceux qui ont tué tes grands-parents sont morts depuis bien longtemps. Leurs petits-enfants n’ont rien à voir avec le colonialisme. C’est injuste de leur demander des excuses pour des crimes qu’ils n’ont pas commis.
Tes ancêtres ont aussi conquis des peuples. Ils ont colonisé les Berbères, les Kurdes, les Ouzbeks, les Coptes, les Phéniciens, les Perses… Ils ont décapité des hommes et violé des femmes. C’est avec le sabre et le coran qu’ils ont exterminé des cultures. En Afrique, ils étaient esclavagistes bien avant l’île de Gorée.
Pourquoi fais-tu cette tête ? Je ne fais que dérouler le fil tragique du récit. Tout est authentique. Tu n’as qu’à confronter les sources. La terre est ronde comme une toupie, même s’il y a un hadith où il est écrit qu’elle est plate. Tu aurais dû lire l’histoire de Galilée. Tu as beaucoup à apprendre de sa science. Tu préfères el-Qaradawi. Tu aimes Abul Ala Maududi. Tu écoutes Tarik Ramadan. Change un peu de routine. Il y a des œuvres plus puissantes que les religions.
Essaie Dostoïevski. Ouvre Crime et châtiment. Joue Shakespeare. Ose Nietzche. Quand bien même avait-il annoncé la mort de Dieu, on a le droit de convier Allah au tribunal de la raison. Il jouera dans un vaudeville. Il fera du théâtre avec nous. On lui donnera un rôle à la hauteur de son message. Ses enfants sont fous. Ils commettent des carnages en son nom. On veut l’interroger. Il ne peut pas se dérober. Il doit apaiser ses textes.
Tu trouves que j’exagère ? Mais je suis libre de penser comme tu es libre de prier. J’ai le droit de blasphémer comme tu as le droit de t’agenouiller. Chacun sa Mecque et chacun ses repères. Chacun son dieu et à chaque fidèle ses versets. Les prophètes se fustigent et la vérité n’est pas unique. Qui a raison et qui a tort ? Qui est sot et qui est lucide ? Le soleil est assez haut pour nous éclairer. La démocratie est assez vaste pour contenir nos folies.
On n’est pas en Arabie saoudite ni au Yémen. Ici, la religion d’État, c’est la liberté. On peut dire ce qu’on pense et on peut rire du sacré comme du sacrilège. On doit laisser sa divinité sur le seuil de sa demeure. La croyance, c’est la foi et la foi est une flamme qu’on doit éteindre en public.
Dans ton pays d’origine, les chrétiens et les juifs rasent les cloisons. Les athées y sont chassés. Les apostats y sont massacrés. Lorsque les soldats d’Allah ont tué les journalistes, tes frères ont explosé de joie. Ils ont brûlé des étendards et des bâtiments. Ils ont appelé au djihad. Ils ont promis à l’Occident des représailles. L’un d’eux a même prénommé son nouveau-né Kouachi.
Je ne comprends pas tes frères. Il y a trop de contradictions dans leur tête. Il y a trop de balles dans leurs mitraillettes. Ils regardent La Mecque, mais ils rêvent de Hollywood. Ils conduisent des Chrysler. Ils chaussent des Nike. Ils ont des IPhone. Ils bouffent des hamburgers. Ils aiment les marques américaines. Ils combattent « l’empire », mais ils ont un faible pour ses produits.
Et puis, arrête de m’appeler « frère ». On n’a ni la même mère, ni les mêmes repères. Tu t’es trop éloigné de moi. Tu as pris un chemin tordu. J’en ai assez de tes fourberies. J’ai trop enduré tes sottises. Nos liens se sont brisés. Je ne te fais plus confiance. Tu respires le chaos. Tu es un enfant de la vengeance. Tu es en mission. Tu travailles pour le royaume d’Allah. La vie d’ici-bas ne t’intéresse pas. Tu es quelqu’un d’autre. Tu es un monstre. Je ne te saisis pas. Tu m’échappes. Aujourd’hui tu es intégriste, demain tu seras terroriste. Tu iras grossir les rangs de l’État Islamique.
Un jour, tu tueras des innocents. Un autre, tu seras un martyr. Puis tu seras en enfer. Les vierges ne viendront pas à ton chevet. Tu seras bouffé par les vers. Tu seras dévoré par les flammes. Tu seras noyé dans la rivière de vin qu’on t’a promise. Tu seras torturé par les démons de ta bêtise. Tu seras cendre. Tu seras poussière. Tu seras fiente. Tu seras salive. Tu seras honte. Tu seras chien. Tu seras rien. Tu seras misère.
Karim Akouche

lundi 25 juillet 2016

Ricardolien, le nouveau roman...

Bon... c'est bon ? Les neurones sont en forme ? Vous ne venez pas de vous abêtir pendant les deux dernières heures à écouter du rap ? Vous vous êtes déscotchés du Tour de France sans mal ? Prêt à lire un truc intelligent (c'est à dire gonflant pour 99% de la population) à apprendre deux, trois mots, à réfléchir, à combiner des idées et des concepts ? Ben, fadez-vous ce qui suit alors, c'est le moment du rappel, le mec est mort...


 Le Nouveau Roman